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PROUST. LETTRE AUTOGRAPHE SIGNÉE À REYNALDO HAHN. [DÉBUT 1912]. ALLUSION AU BAISER DE COMBRAY. 1 P. IN-8
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描述
- Proust, Marcel
- Lettre autographe signée à Reynaldo Hahn. [Début 1912.]
- ink on paper
Une p. in-8 (170 x 110 mm). Adressée à "Mon cher petit Gunimels", elle est signée "Buncht".
Allusion au "baiser de Combray".
"C'est moi que votre petit télégramme fait pleurser, mais genstiment. Genstil mais je n'aime que vous. Si je vous le laisse tant ignorer c'est pour éviter tyrannie […] Mais je suis tellement fastiné après ma mauvaise nuit que je veux fumer vite pour tâcher de dormir, car j'ai besoin et besoin."
Faisant allusion au célèbre baiser maternel de Du côté de chez Swann ("Ma seule consolation, quand je montais me coucher, était que maman viendrait m'embrasser quand je serais dans mon lit", Pléiade, I, 13), il continue : "Mais je n'aurais pas pu m'endormir sans vous avoir embrassé, sans vous avoir donné le baiser de Combray, j'embrasse votre petite main mon Gunibuls."
Proust ajoute ces quelques mots tendres : "Mon genstil votre petit mot de ce matin restera dans les souvenirs de notre amitié et de ma vie (pléonasme) comme une des 2 ou 3 choses qui m'a le plus ému et ravi".
Cette lettre est écrite dans le "lansgage" que Proust et Reynaldo s'amusaient à employer entre eux.
Référence : Kolb, XI, n° 14.
Provenance : Reynaldo Hahn. -- Autographes littéraires et historiques, Lettres de Marcel Proust [Marie Nordlinger (Drouot, 15 et 17 décembre 1958, lot 171). Après Reynaldo Hahn, sa cousine Marie Nordlinger, qui avait aidé Marcel Proust dans sa traduction de Ruskin, en hérita.
Allusion au "baiser de Combray".
"C'est moi que votre petit télégramme fait pleurser, mais genstiment. Genstil mais je n'aime que vous. Si je vous le laisse tant ignorer c'est pour éviter tyrannie […] Mais je suis tellement fastiné après ma mauvaise nuit que je veux fumer vite pour tâcher de dormir, car j'ai besoin et besoin."
Faisant allusion au célèbre baiser maternel de Du côté de chez Swann ("Ma seule consolation, quand je montais me coucher, était que maman viendrait m'embrasser quand je serais dans mon lit", Pléiade, I, 13), il continue : "Mais je n'aurais pas pu m'endormir sans vous avoir embrassé, sans vous avoir donné le baiser de Combray, j'embrasse votre petite main mon Gunibuls."
Proust ajoute ces quelques mots tendres : "Mon genstil votre petit mot de ce matin restera dans les souvenirs de notre amitié et de ma vie (pléonasme) comme une des 2 ou 3 choses qui m'a le plus ému et ravi".
Cette lettre est écrite dans le "lansgage" que Proust et Reynaldo s'amusaient à employer entre eux.
Référence : Kolb, XI, n° 14.
Provenance : Reynaldo Hahn. -- Autographes littéraires et historiques, Lettres de Marcel Proust [Marie Nordlinger (Drouot, 15 et 17 décembre 1958, lot 171). Après Reynaldo Hahn, sa cousine Marie Nordlinger, qui avait aidé Marcel Proust dans sa traduction de Ruskin, en hérita.