- 60
HYACINTHE COLLIN DE VERMONT | An allegorical figure representing Oryctology
Estimate
7,000 - 8,000 EUR
Bidding Closed
Description
- Hyacinthe Collin de Vermont
- An allegorical figure representing Oryctology
- Sanguine et lavis, traces de pierre noire
- 232 x 162 mm
Provenance
Acquis à Charleville-Mézières, commerce d’art, février 1987
Exhibited
Rennes, 2012, n°58 (notice par Xavier Salmon) ;
Sceaux, 2013 (sans catalogue)
Sceaux, 2013 (sans catalogue)
Literature
X. Salmon, "Hyacinthe Collin de Vermont et l'estampe", Nouvelles de l'estampe, n°133, mars 1994, pp.50-52, fig.10 p.51
Condition
Hinged to mount at left margin. Light staining at the four corners of the sheet. Few creases at the upper margin. Medium remains strong and vibrant. Sold unframed.
"In response to your inquiry, we are pleased to provide you with a general report of the condition of the property described above. Since we are not professional conservators or restorers, we urge you to consult with a restorer or conservator of your choice who will be better able to provide a detailed, professional report. Prospective buyers should inspect each lot to satisfy themselves as to condition and must understand that any statement made by Sotheby's is merely a subjective, qualified opinion. Prospective buyers should also refer to any Important Notices regarding this sale, which are printed in the Sale Catalogue.
NOTWITHSTANDING THIS REPORT OR ANY DISCUSSIONS CONCERNING A LOT, ALL LOTS ARE OFFERED AND SOLD AS IS" IN ACCORDANCE WITH THE CONDITIONS OF BUSINESS PRINTED IN THE SALE CATALOGUE."
"In response to your inquiry, we are pleased to provide you with a general report of the condition of the property described above. Since we are not professional conservators or restorers, we urge you to consult with a restorer or conservator of your choice who will be better able to provide a detailed, professional report. Prospective buyers should inspect each lot to satisfy themselves as to condition and must understand that any statement made by Sotheby's is merely a subjective, qualified opinion. Prospective buyers should also refer to any Important Notices regarding this sale, which are printed in the Sale Catalogue.
NOTWITHSTANDING THIS REPORT OR ANY DISCUSSIONS CONCERNING A LOT, ALL LOTS ARE OFFERED AND SOLD AS IS" IN ACCORDANCE WITH THE CONDITIONS OF BUSINESS PRINTED IN THE SALE CATALOGUE."
Catalogue Note
Ce séduisant dessin à la sanguine et au lavis représentant une jeune femme est une étude préparatoire destinée au frontispice de l’ouvrage d’Antoine Joseph Dezaillier d’Argenville traitant de l’Histoire de l’Oryctologie. D’Argenville fut l’auteur de deux ouvrages dédiés à l’étude et à l’histoire de l’Oryctologie (étude des fossiles, minéraux et pierres) et de la Conchyliologie (étude des coquillages), respectivement publiés à Paris en 1755 et en 1765. Le texte des deux ouvrages fut richement illustré de gravures de Pierre Quentin Chedel (1705-1763), d’après les dessins de François Boucher et de Hyacinthe Collin de Vermont. L’ensemble des dessins illustrant l’histoire de l’Oryctologie sont de Collin de Vermont.
Hyacinthe Collin de Vermont fut l’élève de Jouvenet et de Rigaud. Il vécut à Rome de 1716 à 1721, puis revint à Paris, où il fut admis à l’Académie Royale en 1725. Il continua de recevoir d’importantes commandes, y compris pour l’autel de la chapelle du Château de Versailles. En 1740, Collin de Vermont fut nommé professeur à l’Académie Royale de Peinture et de Sculpture.
Cette étude, bien que représentant l’envers de la gravure de Chedel, constitua probablement, selon Xavier Salmon, une première pensée pour la composition plutôt que le dessin final transmis au graveur. Le croquis préparatoire de Collin de Vermont propose un rendu plus libre, avec des traits et des formes plus lâches que ce qui serait attendu d’un dessin destiné à être utilisé en tant que base d’impression. L’artiste choisit de représenter « l’Oryctologie » sous la forme d’une jeune femme sensuelle tenant un minéral dans une main et un coquillage dans l’autre, avec à ses pieds, deux hommes creusant la terre à la recherche de cristaux. Le dessin destiné au frontispice est à la fois savant et exotique, saisissant parfaitement l’essence du sujet traité dans les pages de l’ouvrage.
Hyacinthe Collin de Vermont fut l’élève de Jouvenet et de Rigaud. Il vécut à Rome de 1716 à 1721, puis revint à Paris, où il fut admis à l’Académie Royale en 1725. Il continua de recevoir d’importantes commandes, y compris pour l’autel de la chapelle du Château de Versailles. En 1740, Collin de Vermont fut nommé professeur à l’Académie Royale de Peinture et de Sculpture.
Cette étude, bien que représentant l’envers de la gravure de Chedel, constitua probablement, selon Xavier Salmon, une première pensée pour la composition plutôt que le dessin final transmis au graveur. Le croquis préparatoire de Collin de Vermont propose un rendu plus libre, avec des traits et des formes plus lâches que ce qui serait attendu d’un dessin destiné à être utilisé en tant que base d’impression. L’artiste choisit de représenter « l’Oryctologie » sous la forme d’une jeune femme sensuelle tenant un minéral dans une main et un coquillage dans l’autre, avec à ses pieds, deux hommes creusant la terre à la recherche de cristaux. Le dessin destiné au frontispice est à la fois savant et exotique, saisissant parfaitement l’essence du sujet traité dans les pages de l’ouvrage.