- 34
Zao Wou-Ki
Description
- Zao Wou-Ki
- Pluie
- signé, signé en chinois; titré, inscrit et daté 53 au dos
- huile sur toile
- 65 x 50 cm; 25 5/8 x 19 11/16 in.
- Executed in 1953.
Provenance
Collection particulière, Genève
Collection particulière, France (acquis auprès de cette dernière circa 1960)
Literature
Jean Leymarie, Zao Wou-Ki, Paris, 1986, p. 317, no. 281 (date d'exécution et dimensions érronées)
Condition
"In response to your inquiry, we are pleased to provide you with a general report of the condition of the property described above. Since we are not professional conservators or restorers, we urge you to consult with a restorer or conservator of your choice who will be better able to provide a detailed, professional report. Prospective buyers should inspect each lot to satisfy themselves as to condition and must understand that any statement made by Sotheby's is merely a subjective, qualified opinion. Prospective buyers should also refer to any Important Notices regarding this sale, which are printed in the Sale Catalogue.
NOTWITHSTANDING THIS REPORT OR ANY DISCUSSIONS CONCERNING A LOT, ALL LOTS ARE OFFERED AND SOLD AS IS" IN ACCORDANCE WITH THE CONDITIONS OF BUSINESS PRINTED IN THE SALE CATALOGUE."
Catalogue Note
Zao Wou-Ki
1953, le saut irréversible dans l’abstraction
Pluie est une œuvre-clef. Inédit sur le marché de l’art, ce tableau qui comme les nombreux chefs-d’œuvre de l’époque connu les cimaises de la Galerie de France, est un témoin du passage de la figuration à l’abstraction qui s’opère dans l’œuvre de Zao Wou-Ki en 1953. "Ma peinture, dit-il, devient illisible. Natures mortes et fleurs n'existent plus. Je tends vers une écriture imaginaire, indéchiffrable". Le titre de l’œuvre nous incite encore à chercher les formes et les figures que l’on voyait clairement dans les cathédrales ou les scènes de pêche du début des années 50, mais déjà le pinceau a changé de nature. « De 1953 à 1957, le passage vers l’abstraction complète s’effectue au moyen de signes conçus comme des appuis pour ce franchissement des apparences. Ces signes inventés ne procèdent pas, comme il est dit généralement, de la calligraphie, qui pour Zao Wou-Ki reste une écriture avec ses règles et son sens lisible, mais se réfèrent à des sources plus lointaines et plus mystérieuses, les inscriptions archaïques gravées quinze à dix siècles avant notre ère sur les os divinatoires et sur les bronzes rituels de la dynastie Chang. Ces témoignages d’une énigmatique et saisissante beauté, découverts récemment, qui n’ont pas encore livré tous leurs secrets, où la spirale des steppes, se mêle aux idéogrammes carrés et au bestiaire mythique, exercent sur Zao Wou-Ki la même fascination que sur Miro les emblèmes restés indéchiffrés dans les grottes de la préhistoire. Non leur densité symbolique, mais un peu de leur force magique passe dans les signes qu’à leur incitation il doit imaginer pour les nécessités de sa métamorphose picturale. ». (Jean Leymarie)
En cette année 1953, année de nombreuses expositions personnelles en France, et d’une reconnaissance internationale inédite avec des expositions à Berne, Genève, Rome, Milan, New York, etc. un changement s'opère dans la peinture de l’artiste qui deviendra irréversible, Zao ne reviendra plus jamais à la figuration.